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Difficile de faire un sans faute pour une soirée parisienne. Toujours un détail qui cloche. Pas la bonne tenue, pas les bonnes chaussures, pas les bons potes, et surtout pas le bon endroit.
Je garde ce souvenir douloureux d’un vendredi soir où, sapée comme une princesse, je me suis retrouvée coincée dans une boîte hip hop à base de baggies et Nike, avec des potes en costards de boulot qui ne dansent que sur de l’électro. Le décalage tue.
Il est toujours très délicat de trouver la combinaison qui fera d’une simple soirée un moment parfait.
Ce samedi soir, mon frangin m’appelle pour une petite virée aux Buttes Chaumont, plus précisément chez Rosa Bonheur.
Rosa, c’est l’Endroit à Paris en ce moment. Oui, avec un grand E.
Il fait beau, plutôt chaud, on est tous en caille comme des gros ringards en plein Paname au mois d’août, quoi de mieux que cette grande maison ambiance guinguette, avec ses bières à 3 euros, pour guincher gentiment jusqu’à minuit? Rien de meilleur, je vous le dis.
Au moment où je raccroche, je me regarde, assise dans la voiture de ma cops, tout juste sortie d’un terrain de beach. Short, débardeur, tongs, les cheveux cra-cra pleins de sable. Je décide illico de m’accorder une petite heure de plus pour débarquer jolie comme un coeur chez Rosa.
En sortant de ma douche salvatrice, je trouve la tenue parfaite, après 1 heure d’essayages. Petite robe noire basique, ceinture tressée rose, legging mi-mollet, grand gilet écru manches courtes, et mes toutes nouvelles et perfectissima All Star rose clair. Je suis prête à me fondre à la foule.
Arrivée sur place, j’attends une bonne demie-heure que le parc des Buttes soit vidé avant qu’ils ne rouvrent enfin les portes. En attendant, pour tromper l’ennui, je harcèle mon frangin déjà à l’intérieur sur son portable pour savoir “c’est quand qu’ils viennent ouvrir les portes, dis”? Après avoir bataillé des coudes sévère pour atteindre le vigile, je suis enfin à l’intérieur du parc, et me parviennent les échos de ce qui semble de loin être un bal de province. Il me semble bien que la musique qui a salué mon arrivée était “Daddy Cool”. La maison éclairée, tout ce monde qui se déchaîne sur des tubes vieillots et pourtant tellement bons, ça me met de bonne humeur. Dehors, des tablées entières de bobos, étrangers, gays, lesbiennes, couples sexa, filles de bonnes famille et bandes de potes baba. Tout Paris semble être là.
L’effet de Rosa ne se fait pas attendre. En moins de dix minutes je suis plongée dans le bain, de retour dans ma province, au milieu des arbres et des lumières, et comme tout le monde, je me mets à sautiller comme une ado sur du Nirvana.
K.
Tags : buttes chaumont, guinguette, paris, rosa bonheur
août 7, 2009 à 9:20
Après cette lecture tout en fraîcheur, je me sens moins ringarde à écouter sans me lasser mes chansons favorites des sixties ou d’autres à peine plus récentes. Merci de me rassurer…..