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40 ans, c’est pas rien. Surtout quand c’est un pote qui les fête.
Plus qu’un pote, un coach, un merveilleux danseur, et aussi le seul black que je connaisse qui se tape des insolations.
Vendredi on a fêté les 40 ans de Nejo.
En le voyant pour la première fois en boîte, on se dit “mais putain les videurs ils sont chiés quand même de venir danser sur le dancefloor au lieu de faire leur boulot!”. Nejo fait deux têtes de plus que moi, facile, et à peu près le double de mon poids. Alors quel n’a pas été mon émoi quand la toute première fois je me suis retrouvée embarquée dans un zouk langoureux avec cette énorme masse ondulante…
Le truc, c’est qu’avec lui on ne peut que bien danser. On n’a pas le choix, puisqu’on est prise toute entière dans ses bras costauds, on se laisse mener sans broncher, et il fait de nous ce qu’il veut. Un pas à gauche, un pas à droite, hop en arrière, etc… Ca me rappelle toujours quand j’étais enfant et que je mettais mes pieds sur ceux de mon père et qu’il se mettait à marcher en me tenant les mains. On se sent à peu près aussi ridiculement petite, c’est vous dire.
En tous cas vendredi on était tous là, pas vraiment planqués derrière le canapé parce qu’on était quand même une bonne quarantaine, mais tous prêts à lui sauter dessus dès qu’il franchirait la porte. Parce que c’était un anniversaire surprise, forcément.
Parmi les 40 personnes amassées là je ne connaissais finalement pas grand monde, et en faisant le tour des visages je me demandais comment Nejo pouvait avoir autant d’amis prêts à venir risquer leur vie rue de Clichy pour lui souhaiter un bon anniversaire. Je me demandais aussi ce que donnerait mon anniversaire à moi si on me faisait la surprise, jusqu’à quel point mes quelques amis proches rameraient pour remplir ne serait-ce que 15 mètres carrés de gens qui m’apprécient autant.
Au mur, une peinture d’un pote, représentant notre Nejo et son légendaire “Wow, wow”, un peu sa réplique favorite dans pas mal de situations. Quelle serait ma réplique à moi si on faisait un dessin pour mes 40 ans? Je sais pas. Oui, ce serait “je sais pas”. Ceux qui me connaissent suffisament ne pourront qu’être d’accord.
Une heure après notre arrivée à tous, l’ambiance est cool, avec un petit bémol toutefois sur la musique, passée sur Deezer en bons losers, orchestrée par Maxence. Mon Ipod tout blanc tout propre est posé là, à côté de l’ordi, bien bien inutile. A croire qu’on n’a pas confiance en mes goûts musicaux…
On a déjà bien bu, je tente de temps en temps de me sentir un peu à l’aise en société, pas mon fort, je fume bien entendu clope sur clope comme toujours dans ces cas, et je vois au loin Xman à qui j’aimerais bien parler un petit peu quand même un jour. Il est très occupé à faire les bénéfs de la soirée. Et que j’encaisse la dime, et que je note tout ce petit monde qui passe, une vraie ouvreuse de ciné. Il n’a pas vraiment l’air de s’amuser en même temps, je sais bien que l’organisation c’est pas son truc, ça ne va pas commencer ce soir.
L’ombre se fait tout à coup dans la pièce, je crois à une éclipe mais je réalise que c’est pas possible, il est 22h, le soleil est déjà couché depuis 5 bonnes heures sur un Paris morne et bien froid. Et là j’entends le fameux “Wow, wow!”. Nejo vient de faire son entrée, et d’après la tête qu’il fait, la surprise est plutôt réussie.
Il commence par regarder la foule, incrédule, puis se passe la main sur le crâne, les yeux écarquillés, la bouche ouverte. Il scrute tous les visages, et on sent qu’à chaque nouvelle personne repérée il croit de moins en moins à ce qui est en train de lui arriver. Il finit par se mettre à genoux, comme un footballeur ayant marqué son but, mais avec une incrédulité hallucinante dans les yeux. Comme un joueur de l’OM, alors.
Et puis on voit les yeux qui brillent, et ce grand gaillard de 40 ans se met à pleurer. Et ça, ça fait tout bizarre.
Joyeux Anniversaire mon Nejo.
K.
janvier 4, 2009 à 3:57
Sensualité, souplesse, afritude, ergonomie, maniabilité etc… autant de mots qui me viennent à l’esprit quand je te tiens contre moi, quelques soit la danse. Un jour il faudra quand même que tu me dises la vérité, t’es une renoi j’en suis sûr.
En tout cas je me suis pas encore remis de cette surprise sur laquelle je n’ai mais alors rien calculé sachant que le semaine d’avant on m’en avait déja fait une grosse… surprise.
En tout cas il y a des gens dont l’absence m’aurait plu moyen. Merci pour ta présence mon petit lapinou en sucre de canne avec supplément de miel!
Bisous