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Ce matin en me levant, il semblerait que j’étais décidée à vous concocter un petit florilège de conneries, bourdes et autres stupidités, rien que pour vous.
Tout ça en moins de 12 heures (record à battre).
Ne vous méprenez pas, je ne me lève pas comme ça en choisissant d’afficher toute ma stupidité en une journée chrono. C’est juste que parfois, en faisant le compte des actions effectuées entre le thé du matin et la dernière clope du soir, on réalise qu’on n’a pas vraiment brillé par son intelligence.
Alors, voilà, je vais vous résumer ma journée en quelques actions concrètes et bien choisies, des plus banales aux plus pourries. Ou si vous préférez, un petit mode d’emploi de la journée auto-flinguée.
Avant le boulot
- changer la litière de ces crétins de chats et se déverser l’intégralité du contenu qui sent la pisse sur les genoux, alors qu’on s’est pomponnée pendant une heure. Retourner à ses placards pour changer de fringues et ne pas faire penser qu’on a passé la nuit dehors dans le caniveau.
- en balançant le sac de litière enfin fermé dans la poubelle de l’immeuble, faire tomber ses clés avec, et lutter parmi les pelures d’oignon et les emballages de jambon (tiens c’était les miens) pour remettre la main dessus. Du coup, se changer une deuxième fois.
- lutter avec son sac, son portable et son Ipod en fermant la porte pour partir, et finir par s’enfermer dehors, les clés senteur poubelle bien joliment accrochées à la serrure de l’autre côté de la porte, c’est-à-dire à l’intérieur.
Dans le métro
- se disputer avec une mégère qui veut vous piquer la place assise que vous avez repérée, se précipiter dessus comme un chien affamé, puis réaliser avec une lenteur exceptionnelle que la femme en question est enceinte de 6 mois et que vous êtes la seule conne à ne pas l’avoir remarqué. Tenter de lui céder votre place alors qu’elle est arrivée à sa station et baisser la tête sous le regard indigné des passagers de la rame.
Arrivée au boulot
- crier à tue-tête en entrant dans les locaux “salut les pédés!”, pour voir que derrière la porte d’entrée se trouve L., comédien et chanteur lyrique. Et gay, bien évidemment. Baisser la tête une nouvelle fois.
- passer un coup de fil hyper important à une nana pas marrante du tout, décrocher en même temps son portable qui sonne et raconter à sa copine en rigolant la dernière soirée arrosée, celle où on a vomi tout ce qu’on savait. Se rendre compte avec 6 trains de retard qu’on n’avait pas bien raccroché son téléphone fixe et que la nana pas marrante n’a pas du tout l’air amusée, à l’autre bout du fil.
- au cours d’une discussion, péter une durite et se croire très drôle en lançant une réplique de film à un collègue : “Ta mère suce des b…. en enfer!”. Cette fois encore, baisser la tête en se souvenant que la mère de M. est décédée trois mois plus tôt.
Après le boulot
- dire par texto avec une grande classe la fameuse phrase “je préfère qu’on reste amis”, à quelqu’un qui ne vous a même pas fait d’avances. Se sentir honteuse d’avoir cru que, et cette fois-ci encore, baisser la tête. Je sais, par texto ça ne se voit pas mais ça devient un réflexe.
- en rentrant à la maison, se faire une tartine de Nutella et se couper le doigt avec un couteau à beurre, foutre du sang partout dans la cuisine et hurler comme une demeurée pendant un quart d’heure. Etre quand même contente de ne pas avoir eu un couteau qui coupe vraiment parce qu’aujourd’hui on aurait été capable de se sectionner une jambe.
Qui a dit que j’étais intelligente?
Personne? Ah non, parce qu’un jour on m’avait dit que… non rien, tant pis.
Jamais été aussi contente de me coucher.
K.
novembre 4, 2008 à 7:13
Quelle belle journée..
ça aurait valu un post sur vie de merde.com
Un seul mot: bravo
novembre 5, 2008 à 9:51
Très chère K,
Merci , ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas toute seule et que certaine journée aurait pu être encore pire que ce qu’on pensait.
novembre 19, 2008 à 3:50
Alors il suffit que je me décide à venir régulièrement dans le coin et à combler mon retard pour qu’il n’y ait plu d’articles ? hein ?